SES ARMOIRIES BOURGEOISES

LES ARMOIRIES DES JANSSENS (Langdorp-Aiseau)

Dans le cadre du Décret du 12 mai 2004 modifié le 30 avril 2009 et Arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 14 octobre 2010 portant exécution du décret ci-avant mentionné: enregistrement d’armoiries de personne physique ou d’association familiale en Communauté française. 

A la demande de Claude JANSSENS, sur proposition du Conseil Héraldique et de Vexillologie et par décision du 12 mai 2014, Madame la Ministre de la Culture de la Communauté française de Belgique a autorisé l’enregistrement des armoiries familiales des Janssens, issus du couple Josef JANSSENS (12 novembre 1913 - 1er novembre 1975) et Charlotte BERTRAND (1er septembre 1914 - 15 novembre 2000). Le décret comprend une coquille, la date de décès de Josef JANSSENS étant le 7 novembre 1975.

L'arrêté d'enregistrement a été signé par la Ministre le 15 avril 2015 et les armoiries ont été publiées au Moniteur belge le 28 mai 2015, 2015029235. Elles sont décrites comme suit : d’azur au lion passant, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, le tout d’or.

L’écu surmonté d’un heaume d’argent grillé et colleté, doublé et attaché de gueules, aux bourrelet et lambrequins d’azur et d’or. Cimier : une fleur de lys d’or au pied patté chargée d’une quintefeuille de gueules. Devise : FOVENDI LABORIS ET AEQUITAS, en lettres d’or sur un listel d’azur.

Fovendi laboris et aequitas :  (en faveur du travail et de l’équité ou maintien du travail et de l’équité).

 

Rétroacte

Les JANSSENS-BERTRAND sont issus des familles souches de Langdorp den Savel hameau situé en son temps dans le Duché d’Aarschot et sont déjà repris dans les recensements de 1525 et 1575, respectivement sous Charles II de Croÿ (1522-1551), 2nd duc d'Aerschot, et Philippe III de Croÿ (1526-1595), 3e duc d'Aerschot. La présence de nos ancêtres est attestée non seulement par les dits recensements mais par divers actes. La famille semble liée à l’agriculture et au milieu de la meunerie, et à l’aube des registres paroissiaux certains de ces membres occupaient des fonctions notables pour l’époque : telles que  Maître de hameau, Mambour et Echevin.

L’exercice de telles fonctions devait plus que probablement entraîner l’usage d’écus armoriés, toutefois, au stade présent de nos recherches nous n’en avons pas actuellement trouvé à ce jour, ce qui ne signifie nullement que notre ascendance masculine n’en a jamais porté. Il faut savoir que bon nombre de documents se sont perdus ou ont été détruits avant que nous puissions faire les recherches nécessaires et que pour pouvoir prétendre porter des armes anciennes, il faut se rattacher en ligne masculine au titulaire de l'écu recensé et le prouver.

Les JANSSENS VAN DER MAELEN, présumés d’origine commune avec notre famille, portaient d'argent à la fasce de gueules de trois trèfles de sinople, deux en chef et un en pointe, et qui bien que fortunés et illustres n’ont pu faire reconnaître leurs armes familiales. Retrouver et faire reconnaître des armes anciennes est particulièrement difficile et onéreux.

En ce qui nous concerne, même si une piste aurait pu se dessiner vers l’usage de trèfles  qui suivant le Renesse, 1991, page 142, fut portés par des JANSSENS, il fallait raison garder et opter pour la réalisation d’armes nouvelles. C’est la voie que nous avons choisi !

Les armes familiales

Les nombreuses activités citoyennes de Claude JANSSENS l’incitèrent à utiliser un signe distinctif. Son choix se porta non sur un logo mais sur un blason qui est destiné à reconnaître une personne et à la valoriser.

Les différentes esquisses l’ont conduit à des armes tirées à la fois de l’esthétique des armes du Danemark, de la rigueur de celles du Fonds monétaire international tout en soulignant le nom des JANSSENS par la symbolique.

Par sa signification christologique médiévale, c’est le lion qui convenait le mieux, en effet il évoque la racine latine du nom de famille Jans(sens), qui est Johannes (fils de Dieu), tandis que le rameau évoque la pérennité de la concorde familiale. L’émail du champ peut-être considéré comme un rappel de celui de la commune d'Aiseau dont les armes sont d'azur semé de lys d'argent, dont cinq complets.

"Dans les bestiaires médiévaux, il évoque (en parlant du lion), d'une manière assez banale, la force, le courage, la générosité, vertus auxquelles s'ajoutent une signification religieuse (Dieu le père) ou plus spécialement christologique, due à ce qu'il a le pouvoir prétendu de ressusciter de son souffle ses petits morts nés 49". Traité d'Héraldique, Michel Pastoureau, PICARD, 1979, page 136, 2 Les quadrupèdes, a) Le lion. La référence 49 du texte dito : "49. Voici par exemple ce que rapporte Hugues de Saint-Victor dans son De Bestiis : "Cum leaena parit, suos catulos mortuos parit, et ita custodit tribus diebus, donec veniens pater eorum in faciem eorum exhalet ut vivificentur. Sic omnipotens Pater Dominus nostrum Jesum Christum, filium suum, tertia die suscitavit a mortuis" (éd. J.-P. MIGNE, Patrologia latina, tome CLXXVII, livre II, chap. I, col. 57). – C'est l'assimilation du lion au Christ qui est la plus répandue dans les bestiaires romans. Philippe de Thaon, par exemple, écrit : "Le lion signifie/Le dilz saincte Marie/Roi est de toute gent/Sans nul redoutement" (Ed. E.WALBERG, Lund et Paris, 1900, vers 47-50".

L’écu des armoiries a été reconnu par l’Office Généalogique et Héraldique de Belgique en 1980 (confer recueil OGHB n° 50). Il a également fait l’objet d’un dépôt au Bureau Bénélux des Marques le 9.12.1983, sous le numéro 049067/02 06 1983, 11,00, et est repris au Carnet Mondain depuis 1995. Dès son entrée au Carnet Mondain, le rameau n’est plus identique à celui du Fonds Monétaire International et meut vers la dextre (côté gauche) de l’écu tandis que l’armorial de l’OGHB reprend cette modification confirmée à ce jour par la Commission Héraldique et de Vexillologie.

Le diplôme d'armoiries

La dévolution comprend la même coquille que dans le décret : Monsieur Josef JANSSENS est décédé le 7 novembre 1975 et non le 1er novembre 1975.

Par arrêté ministériel du 16 février 2017, dans l’arrêté ministériel du 15 avril 2015 – Armoiries de personnes physiques ou d’association familiale - relatif aux armoiries de Claude JANSSENS, dans la date de décès de Josef JANSSENS, les termes « 1 novembre » sont remplacés par les termes «  7 novembre »

En date du 10.10.2016, dans les locaux de l’Académie Royale de Belgique, Claude JANSSENS reçoit, de Madame le Ministre Alda Greoli, le diplôme d’armoiries des JANSSENS-BERTRAND

Le heaume

Si pour les francophones seul l’écu était reconnu, en Flandre, ce n’était pas le cas et tout enregistrement pouvait comprendre  un heaume avec le bourrelet et les lambrequins. Louis et Claude JANSSENS entreprirent d’effectuer un choix de heaume qui se concrétisa en un heaume bourgeois de type germanique taré de face, au bourrelet et lambrequin aux couleurs de l’écu. Heaume qui sera changé pour respecter le cadre du Décret du 12 mai 2004 modifié le 30 avril 2009 et Arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 14 octobre 2010 portant exécution du décret ci-avant mentionné : enregistrement d’armoiries de personne physique ou d’association familiale en Communauté française. Accord de Madame la Ministre sur la proposition d’armoiries.

Sur proposition du Conseil Héraldique et de Vexillologie, et par décision du 12 mai 2014, Madame la Ministre de la Culture de la Communauté française de Belgique autorise l’enregistrement de nos armoiries et de leur dévolution. Elles sont décrites comme suit : d’azur au lion passant, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, le tout d’or.

L’écu surmonté d’un heaume d’argent grillé et colleté, doublé et attaché de gueules, aux bourrelet et lambrequins d’azur et d’or. Cimier : une fleur de lys d’or au pied patté chargée d’une quintefeuille de gueules. Devise : FOVENDI LABORIS ET AEQUITAS, en lettres d’or sur un listel d’azur.

Le heaume dans sa nouvelle version est toujours inspiré des heaumes de type bourgeois germanique mais posé de profil.

Le cimier

La fleur de lys d’or au pied patté (qui est Aarschot), chargé d’une quintefeuille de gueules (qui est  Arenberg aux émaux inversés), est repris au blason de l’ancien Duché d’Aarschot, la quintefeuille (fleur de néflier) à celui de Langdorp (qui est Arenberg) mais avec les émaux inversés. La famille est, en effet, issue des familles souches de Langdorp (Savel), village de l’ancien Duché d’Aarschot, et apparaît déjà dans les recensements de 1525 et de 1575 comme signalé ci-avant. 

La combinaison du lys au pied patté et de la quintefeuille a été enregistrée auprès de l’Office Généalogique et Héraldique de Belgique comme armes du « Banquet des Janssens-Bouvin » dont les Janssens-Bertrand sont les aînés de la quatrième branche (confer recueil OGHB n° 50). Ce cimier peut donc être porté sur les armoiries de tous les descendants masculins et féminins, porteur du nom ou pas, de Jozef (Josephus) ou Joseph Hubertus, fils de Jacques Adrien  et de BOLLEN Maria Catherina, né à Bunsbeek, le 5 juillet 1859, décédé à Sint Margriete Houthem le 22 janvier 1931, et de BOUVIN Philippina (02X), née à Hoeleden le samedi 29 janvier 1859 et décédée à Sint Margriete Houthem le 18 février 1930.

La devise

 

Devise familiale retenue est « FOVENDI LABORIS ET AEQUITAS », c’est-à-dire : « en faveur du travail et de l’équité » ou « maintien du travail et de l’équité ».

Devise personnelle "Apprendre et savoir, vouloir et entreprendre".

Dévolution

Pour être porteur des dites armoiries, il faut appartenir à la descendance éponyme de Josef JANSSENS, né à Sint Margriete Houthem le 12.11.1913 et décédé à Auvelais (Sambreville) le 7.11.1975, et de son épouse Charlotte BERTRAND, née à Aiseau le 1.09.1914 et décédée à Tamines (Sambreville) le 15.11.2000. Les JANSSENS-BERTRAND représentent la branche ainée des JANSSENS-BOUVIN (voir lignage).

Charlotte BERTRAND, est issue des familles souches et/ou très anciennes de la Basse-ambre : BERTRAND  (Spy <1630, Farciennes, Aiseau < 1876), les HUE (Auvelais < 1710, Lesves, Couillet, Aiseau) et, en poursuivant le lignage matriarcal, aux vieilles familles d’Aiseau et de Presles à savoir les NANNAN (Lomprez, Aiseau < 1850) et les DOUCET (Presles (section de Roselies) <1747, Aiseau <1816).

Coïncidence du hasard de l’histoire, alors qu’Aiseau fut jadis terre du comté d’Aerschot, les JANSSENS issus des familles souches de Savel sous Langdorp également sis dans ce comté et étaient déjà identifiée dans les recensements ducaux de 1525 et 1575 comme cité ci-avant.

LES ARMOIRIES FAMILIALES, EX ANTE

Description

Un d’azur à un lion léopardé, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, le tout d’or. L’écu est suspendu par une courroie de gueules à un heaume bourgeois de type germanique taré de face à la visière chargée d’un arceau, au bourrelet et lambrequin aux couleurs de l’écu. Cimier :  Un lys d’or chargé d’une quintefeuille de gueules boutonnée d’or posée devant un plumeau de plumes de paon derrière lequel passe un listel  d’or. Devise : listel d'azur à la devise « Fovendi Laboris et Aequitas » d'or (en faveur du travail et de l’équité ou maintien du travail et de l’équité).

Les armoiries sont représentées avec ou sans le plumeau et avec ou sans l'arceau. 

Le cimier

Le cimier des armoiries à la fleur de lys d’or au pied patté (qui est Aarschot), chargé d’une quintefeuille de gueules (qui est  Arenberg aux émaux inversés) le tout posé devant un plumet de paon, évoque les origines de la famille. Le lys d'or au pied patté est repris au blason de l’ancien Comté d’Aarschot, la quintefeuille (fleur de néflier) à celui de Langdorp (qui est Arenberg) mais avec les émaux inversés  tandis que le plumet est un clin d’œil au Duché de Brabant. En effet, la famille est issue des familles souches de Langdorp (Savel), village de l’ancien Comté d’Aarschot, et apparaît déjà dans les recensements de 1525 et de 1575 effectués pour le Duc de Aarschot dans ce village. Le listel parti d’or et de gueules mouvant de chaque côté du plumet forme la brisure de Claude JANSSENS, troisième fils, de la branche aînée actuelle.

La combinaison du lys au pied patté et de la quintefeuille a été enregistrée auprès de l’Office Généalogique et Héraldique de Belgique comme armes du « Banquet des Janssens-Bouvin » dont les Janssens-Bertrand représentent la branche aînée (confer recueil OGHB n° 50).

Le heaume

Il s'agit d'un heaume fermé de type germanique taré de face et présentant un arceau de patricien sur la visière.

ARMES ANCIENNES, CHEZ LES JANSSENS

Apparition des armes aux trèfles chez les JANSSENS issus d’une branche apparentée au début du XVIIème siècle.

JANSSENS (ancien) (Rillaer, Langdorp, Testelt, Aerschot, Louvain) :

D’argent à la fasce de gueules de trois trèfles de sinople, deux en chef et un en pointe . Cet écu  était repris en 1 et 4 des armes du couple Janssens - van der Maelen. (Confer. Dr Mathieu, Notice sur les Janssens van der Maelen). A comparer avec les armes du sceau de Bierbeek (confer Bierbeek) ou le blason de Louvain. Il faut également savoir que la première épouse de Jean-François JANSSENS, qui semble être le premier porteur de ce blason, portait le patronyme de CLAVER. Nous savons, par ailleurs que KLAVER signifie trèfle, tout comme une famille CLAVER, peut-être hononyme, portait en chef deux trèfles. L'intéressé a peut-être tout simplement repris le blason de Louvain chargé de trois trèfles en souvenir de sa première épouse ou combiné les armes Claver avec celles de Louvain.  Toutefois, il s'agit peut-être d'un blason familial, ou prétendu tel, car le Renesse, 1992, page 142, signale des trèfles pour une famille JANSSENS.  

JANSSENS - van der MAELEN : Ecartelé en 1 et 4 d'argent à une fasce de gueules accompagnée de trois trèfles de sinople, deux en chef et un en point, au 2 et 3, contre-écartelés, en 2, 5, 6 et 9, de sinople à deux cygnes alias merlettes d'argent, l'un à senestre en chef et l'autre en pointe (van der Maelen ancien), en 3, 4, 7 et 8, d'azur à la fasce d'or accompagnée de trois étoiles mal ordonnées du même et en pointe d'une fleur de lys d'argent (qui serait Wouters van Vinckenbosch) et en abime des contre-écartelés un écu d'or à l'anneau d'argent (inspiré des van Velthem) : (source: Dr Mathieur : Notice sur les Janssens van der Maelen).

JANSSENS-STAES : Ecartelé en 1 et 4 d'argent à la fasce de gueules accompagnées de trois trèfles de sinople, deux en chef et un en pointe, en 2 et 3 de sinople à deux cygnes alias merlettes d'argent, l'un à senestre du chef et l'autre en pointe (van der Maelen ancien). (source : Dr Mathieu : Notice sur les Janssen van der Maelen ).

JANSSENS van der MAELEN (moderne) (Rillaer, Langdorp, Testelt, Aerschot, Louvain). Coupé en 1 d'azur à deux cygnes alias merlettes affrontés d'argent becqués de gueules et en 2 d'or à l'étoile à cinq rais d'azur. (source : Dr Mathieu, Notice sur les Janssens van der Maelen).  Aucun blason n'est repris dans le Carnet Mondain pour les Janssens van der Maelen.

Il y a lieu de noter que les armoiries de Plobsheim se blasonnent également d'argent à la fasce de gueules accompagnée de trois trèfles de sinople. 

JANSSENS : Un écu parti de ..... et de ...... à trois trèfles de ............ (Renesse, 1992, page 142).

 

D’autres pistes encore :

 

JANS : JONGHE (Heinrich Jonghe Jans sone) (1378): de ........ à une sexefeuille de ...... et de cinq losange de ...... posés 3,2,1 avec la première posée en dextre du chef. 

JANSSEN : Un cygne sur écartelé 3, non seul. (Renesse, 1992, page 70).

JANSENS : Oie nageant dans une eau, seule,  chargeant un tièrcé en fasce.(Renesse, 1992, pge 72).

JANSSENS de RITTER : Sur écartelé 1, une oie nageant dans eau, seule. (Renesse, 1992, pge 72).

JANSEN : Un écu d'argent à une fasce de (sable) accompagnée de quatre trèfles dont l'un tenu par un oiseau, les uns et l'autre de sable. (Renesse, 1992, pge 140).

JANSSENS (armes non complètes) :  au moins deux arbres sur parti seuls. (Renesse, 1992, page 494).

JANSSENS : Semé de fleurs de lys accompagnant une bordure. (Renesse, 1992, page 874).

JANSSENS : Quatre fleurs de lys aux têtes vers l'abîme chargeant un parti (Renesse, 1992, pge 878).

JANSSENS (armes non complètes) : Lion sur franc-quartier seul (Renesse, 1992, page 927).

JANSSEN(S) (armes non complètes) : Lion sur parti seul (Renesse, 1992, page 927).

 

Les armoiries ordinaires d'état de Claude JANSSENS

Les armoiries d’état de Claude JANSSENS sont identiques aux armoiries familiales, elles sont toutefois identifiables par la présence d'un listel parti d'or et de gueules mouvant du cimier. Les ornements extérieurs, constitués de distinctions honorifiques et des attributs officiels reconnus par la loi au porteur, valorisent et soulignent son rôle social.                                     

- Le Collier de Doyen d'honneur du Travail formé d’une passementerie amarante, ornée de neuf écussons dorés de forme octogonale avec, en leur centre, une tête de lion, au pendentif doré et émaillé formé d’un marteau d’émail noir et rouge, accosté de deux gerbes d’épis de blé formant la lettre « A » du Roi Albert Ier, {A.R. du 22.03.2006, M.B. 18.04.2006 (20853), éméritat en 2012}. - LE DOYEN EMERITE

- L'écharpe tricolore noir, jaune et rouge, à franges rouges des Magistrats, est un rappel de ses fonctions de juge consulaire. Nommé le 26.10.2004, il obtient de Sa Majesté le Roi de porter le titre honorifique de ses fonctions de Juge consulaire avec effet au 26.10.2014 (A.R. du 29.06.2015).

 -  La croix d'Officier de l'Ordre de la Couronne, avec son ruban. Il pourrait faire également apparaître, les décorations suivantes : la croix de Chevalier de l’Ordre de Léopold, la croix de Chevalier de l’Ordre de Léopold, la décoration du Travail de première classe, l’Insigne d’honneur d’Or des Lauréats du Travail de Belgique.  Promu le 8.04.2013, A.R. du 21.05.2013, M.B. du 18.06.2013.

Une épitoge écarlate à deux hermines rappelle son grade académique de licencié en sciences économiques appliquées obtenu, en 1986, de l'Université de l'Etat à Mons

Elles se décrivent comme suit :

Un écu d’azur au lion passant, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, le tout d’or. L’écu surmonté d’un heaume d’argent grillé et colleté, doublé et attaché de gueules, aux bourrelet et lambrequins d’azur et d’or. Cimier : une fleur de lys d’or au pied patté, chargée d’une quintefeuille de gueules, posée devant un listel parti d'or et de gueules mouvant de son pied. Attribut : En sautoir autour de l’écu, sous lequel sort en chevron ou non une écharpe tricolore, un collier formé d’une passementerie amarante, ornée de neuf écussons dorés de forme octogonale avec, en leur centre, une tête de lion, au pendentif doré et émaillé formé d’un marteau d’émail noir et rouge, accosté de deux gerbes d’épis de blé formant la lettre « A » du Roi Albert Ier. Une épitoge écarlate, à deux rangs d’hermines, attachée derrière l’écu pend à senestre le long de celui-ci. Une croix ordonnance d’officier de l’Ordre de la Couronne suspendue à l’écu passe sous le listel de la devise. Devise : FOVENDI LABORIS ET AEQUITAS, en lettres d’or sur un listel d’azur (en faveur du travail et de l’équité ou maintien du travail et de l’équité). 

Bien que dans le Royaume de Belgique  les brisures soient tombées en désuétude, l'intéressé brise son cimier en passant derrière le pied du lys un listel parti d'or et de geules.  

 

LES ARMOIRIES D'ETAT DE CLAUDE JANSSENS

Les moyennes armoiries d'état de Claude JANSSENS

Un écu d’azur à un lion léopardé, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, l'un et l'autre d'or, sommé d’un cercle d’or surmonté d’un livre de raison à un dieu Hermes drapé de gueules issant et brandissant à dextre un flambeau et à senestre un trébuchet d’or aux cordelettes de sinople. Attributs : une masse décanale surmontée de saint Matthieu, enroulée d’une cordelière de sinople à sept nœuds, et une canne de Maître des Métiers au pommeau à sept pans, enroulée d’une cordelière de sable à sept nœuds, toute deux de vieil argent posées en sautoir derrière l’écu duquel sort en chevron une écharpe tricolore à frange de gueules et en pointe une croix ordonnance d’officier de l’ordre de la Couronne.. Autore de l'écu, un collier formé d’une passementerie amarante, ornée de neuf écussons dorés de forme octogonale avec, en leur centre, une tête de lion, au pendentif doré et émaillé formé d’un marteau d’émail noir et rouge, accosté de deux gerbes d’épis de blé formant la lettre « A » du Roi Albert Ier. Devise : sur un listel d'azur en lettre d'or « Fovendi Laboris et Aequitas » (en faveur du travail et de l’équité). L'insigne d'appartenance au Mensa peut apparaître à dextre sous le liistel.

Ordres et décorations

Les distinctions honorifiques officielles, c’est-à-dire octroyées par l’Etat ou par un autre état souverain avec l’accord du premier, peuvent apparaître dans les ornements extérieurs des armoiries. A l’exclusion des colliers, les croix et décorations se présente sous forme dite d’ordonnance. On veillera à ne pas surcharger les armoiries en limitant les distinctions honorifiques aux plus importantes ou aux plus significatives pour le porteur. Les décorations et insignes de cercles distinctifs en seront exclus.  

Le collier de Doyen d'honneur du Travail

C’est dans le cadre des dispositions des arrêtés du Régent du 12 mars 1948 et du 12 novembre 1948, concernant respectivement le Commissariat général du Gouvernement aux Expositions nationales du Travail et la définition des modèles officiels des insignes d'honneur du Travail, ainsi que de l'arrêté royal du 31 juillet 1954, portant approbation des statuts de l'établissement d'utilité publique dénommé « Institut royal des Elites du Travail de Belgique, Albert Ier- Expositions nationales du Travail », compte tenu des avis favorables du Comité organisateur national compétent, donné le 31 janvier 2006, et du Commissaire général du Gouvernement près l'Institut royal des Elites du Travail de Belgique, donné le 15 mars 2006, sur proposition du Ministre de l'Economie et du Ministre de l'Emploi, qu’il a  été octroyé par Sa Majesté le Roi Albert II la dignité de Doyen d'honneur du Travail à Janssens Claude F.J.C., Aiseau-Presles, confer Arrêté royal du 29 mars 20016 portant attribution de la dignité de Doyen d’honneur du Travail des Professions comptables et fiscales

 L'insigne distinctif officiel étant le collier décrit ci-après :

Le Collier de Doyen d'honneur du Travail formé d’une passementerie amarante, ornée de neuf écussons dorés de forme octogonale avec, en leur centre, une tête de lion, au pendentif doré et émaillé formé d’un marteau d’émail noir et rouge, accosté de deux gerbes d’épis de blé formant la lettre « A » du Roi Albert Ier - LE DOYEN EMERITE

Les autres décorations belges

L'intéressé a fait le choix de ne faire apparaître que sa croix ordonnace d'Officier de l'ordre de la Couronne, bien qu'il soit également titulaire des décorations suivantes : la croix de Chevalier de l’Ordre de Léopold, la croix de Chevalier de l’Ordre de Léopold, la décoration du Travail de première classe, l’Insigne d’honneur d’Or des Lauréats du Travail de Belgique.

L'écharpe tricolore

Claude JANSSENS est juge consulaire et à ce titre possède une écharpe tricolore noir, jaune et rouge, à franges rouges des Magistrats -  JUDICATURE CONSULAIRE

SES AUTRES ARMOIRIES

Armoiries de Maître des Métiers - Expert-comptable

Claude JANSSENS  a fait longtemps usage  d’armoiries professionnelles se présentant sous la forme d’un écu chargé des attributs de sa profession qui ont évolués avec sa carrière jusqu'en 2012. Les dernières et les plus fréquentes étaient les suivantes :  

Un écu d’azur à un lion léopardé, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, l'un et l'autre d'or, sommé d’un cercle d’or surmonté d’un livre de raison à un dieu Hermes drapé de gueules issant et brandissant à dextre un flambeau et à senestre un trébuchet d’or aux cordelettes de sinople. Attributs : une masse décanale surmontée de saint Matthieu, enroulée d’une cordelière de gueules ou de sinople à sept nœuds, et une canne de Maître des Métiers au pommeau à sept pans, enroulée d’une cordelière de sable à sept nœuds, toute deux de vieil argent posées en sautoir, et un trébuchet d’or aux cordelettes de sinople posée de fasce posés derrière l’écu duquel sort en chevron une écharpe tricolore à frange de gueules et en pointe une croix ordonnance d’officier de l’ordre de la Couronne. En sautoir, posé sur les pieds du sautoir, un collier formé d’une passementerie amarante, ornée de neuf écussons dorés de forme octogonale avec, en leur centre, une tête de lion, au pendentif doré et émaillé formé d’un marteau d’émail noir et rouge, accosté de deux gerbes d’épis de blé formant la lettre « A » du Roi Albert Ier.

Activités d'intégration sociétale

Le Cabinet des activités sociales externes et de la participation

Un écu d’azur à un lion léopardé, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, l'un et l'autre d'or. Attributs : un marteau de Thor de vieil argent posé en pal derrière l’écu, duquel meuvent deux corbeaux de sables soutenus par un listel d'or à dextre et de gueules à senestre, le tout posé sur une ceinture d’azur au fermoir d’or, liserée et renforcée du même,

Les corbeaux Hugin et Munin, soutenus par un listel aux couleurs de la brisure de Claude Janssens, représentent respectivement la pensée et la mémoire tandis que le marteau de Thor évoque la force. L’ensemble rappelle que le savoir et la mémoire sont la force de tout combat et la ceinture rappelle qu’il s’agit d’un office.

Activités domestiques

Le Cabinet des activités sociales internes

Un écu d’azur à un lion léopardé, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, l'un et l'autre d'or. Attributs : une ceinture d’azur au fermoir d’or, liserée er renforcée du même, devant laquelle est posé l’écu au listel mouvant des deux côtés de l'écu, d'or à dextre et de gueules à senestre. 

Activités culturelles

La Cabinet d'études, bibliothèque et fonds d'archives

Un écu d’azur à un lion léopardé, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, l'un et l'autre d'or, sommé d’un canturbury cap. Attributs : une ceinture d’azur au fermoir d’or, liserée er renforcée du même, devant laquelle est posé l’écu au listel mouvant des deux côtés de l'écu, d'or à dextre et de gueules à senestre. 

Ses grandes armoiries familiales ordinaires

Les grandes armoiries  familiales des JANSSENS-BERTRAND, sous réserve de nouvelles investigations,  pourraient être :

En 1 et 4, un écu écartelé en 1 d'azur à un lion léopardé, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointe d’un rameau fruité d’olivier, l’un et l’autre d’or (qui est Janssens (Langdorp den Savel, Bunsbeek, Aiseau), en 2, parti d'or, à la rose de gueules tigée et feuillée de sinople, et d'azur à trois couronnes à l'antique posée en pal (qui est Charlotte Bertrand (Spy, Aiseau), en 3, d’azur à une fleur de lis d’or au pied patté, chargée d’une quintefeuille de gueules et en 5 d’or à une quintefeuille de gueules. L’écu surmonté d’un heaume d’argent grillé et colleté, doublé et attaché de gueules, aux bourrelet et lambrequins d’azur et d’or. Cimier : une fleur de lys d’or au pied patté, chargée d’une quintefeuille de gueules, posée devant un listel parti d'or et de gueules mouvant de son pied. Devise : FOVENDI LABORIS ET AEQUITAS, en lettres d’or sur un listel d’azur (en faveur du travail et de l’équité ou maintien du travail et de l’équité). 

Officiellement, il n’existe pas de grandes armoiries. L’usage des  grandes armoiries est d’ailleurs tombé en désuétudes.

Ornements représentatifs des Métiers

Les insignes de Doyen et de Maître des Métiers

 L’insigne des Métiers de la charge de Doyen d’honneur du Travail des professions comptables et fiscales est une masse décanale surmontée de saint Matthieu, enroulée d’une cordelière de sinople à sept nœuds, tandis que celle des Maîtres des Métiers est une canne au pommeau à sept pans, enroulée d’une cordelière de sable à sept nœuds – Le dessin représente le sautoir que l’on retrouve dans les armoiries professionnelles du porteur depuis 2007

Insignes des compagnons et agégés des Métiers

L’insigne des compagnons (partenaire) est une canne au pommeau à sept pans, celui des agrégés représente le fuseau d'une canne.

La balance symbole des comptables

La balance, du latin bis, deux fois, et de lanx, bassin, est un instrument intimement lié au commerce et à l’industrie mais elle a tout particulièrement été l’instrument de travail de chaque  individu ayant en charge de compter, qu’il soit  comptable,  commerçant ou « manieur d’argent ». Les cordelettes de sinople était un label de qualité.

Dès la période romaine, on trouve déjà la balance « romaine »,  que nous connaissons encore de nos jours, mais également des balances beaucoup plus petites utilisées pour peser les monnaies[1]. C’est toutefois la période médiévale qui permet de nous faire connaître les utilisations de la balance tant dans le commerce que dans le milieu  financier. En effet, si aujourd’hui on parle d’une monnaie unique en Europe, au Moyen Age il existe un nombre incalculable d’ateliers monétaires nés du droit régalien de frapper monnaie qui était devenu le privilège de nombreux seigneurs. L’abondance de monnaies différentes en circulation, l’altération de titre ou de valeur, l’inégalité de pièces entre elles finirent par donner naissance à une monnaie de  compte à côté de la monnaie réelle. La première étant déterminée par la valeur théorique de la monnaie du souverain tandis que la seconde dépendait de son poids et de son titre. L’utilisation de la balance était donc utile et nécessaire tant dans les ateliers monétaires que pour les commerçants, les changeurs et autres comptables.

Lorsque l’on évoque les balances monétaires, il faut faire la distinction entre les grandes balances des orfèvres et celles des officines monétaires qui se présentent avec des plateaux ronds creusés en « cupules » et les trébuchets des changeurs.  Ce sont les balances à plateaux ronds qui figurent sur les méreau à compte ou les jetons des employés des chambres des monnaies.

Le trébuchet dans sa forme primitive comprenait deux plateaux triangulaires. Au Moyen Age, certains trébuchets  comprenaient un plateau rond où l’on plaçait les poids monétaires et un plateau triangulaire pour y placer les monnaies à vérifier, pour comprendre ensuite deux plateaux ronds.

La balance est donc par son usage un outil commun aux comptables et aux « manieurs d’argent »

Il est également intéressant de savoir que dans la section « héraldique » de son cours de Diplomatique (Liège 1946), M. Bonenfant[2] précise que "c'est à partir de 1225 environ que commencent à apparaître les armoiries de personnages ecclésiastiques et de bourgeois, sont aussi connues les armoiries de paysans et de corporations. Les Ghilden (Gildes), dont les origines remontent probablement au XIV ou XV siècle et dont les membres étaient des défenseurs et les gardiens directs du Pays F1amand (combattants de l'avant garde surnommés « de voorvechten »), reçurent souvent de leurs souverains des blasons ».  Les corporations de métiers portaient comme armes sur leurs bannières et sur leurs écus les outils du métier.

En France, ce sont toutefois les balanciers qui, après avoir appartenus longtemps à la même bannière que les fondeurs, ce qui était encore le cas en 1407, prirent pour bannière « d’azur à une balance d’or en chef, une fleur de lys du même, et en pointe, un marc d’or »  Il s’agit d’un drapeau d’azur (bleu) plus haut que large ou carré comprenant sur le dessus une balance, au centre une fleur de lys et dans le bas une pièce, toutes trois d’or c’est-à-dire de couleur jaune.

Il semblerait que bien que la tenue des comptes fut très rapidement une réalité, l’exercice de celle-ci par un corps de métier n’est pas démontré.  C’est ainsi que le « Livre des Métiers » d’Etienne Boileau[3] qui contenait la liste des corporations et des groupements existants à Paris ne feraitt aucune allusion à la profession de comptable. A cette époque, la tenue des comptes était considérée comme un travail manuel. Or, le « Livre des Métiers » ne contenait en principe que des informations sur les seuls métiers manuels. Cette situation expliquerait que l’usage de la balance comme symbole professionnel n’apparaît principalement qu’avec l’usage des méreaux à compte.  Et nous savons que, déjà en 1115 la qualité de  comptable est citée dans une lettre patente de Louis VI nommant des officiers royaux.  

Instrument utilisé dans l’exercice de nombreux métiers, la balance peut faire partie des marques, armes, logos et symboles de ceux-ci, avec des spécificités comme les plateaux carrés et plats de la balance des marchands de fromages.  L’évolution du commerce et de l’industrie a dispersé de nombreux métiers laissant pratiquement les comptables comme seuls professionnels pouvant prendre pour symbole ou attribut une balance. Le monde des « manieurs d’argent » a, quant à lui, donné une certaine préférence à la clef laissant ainsi la balance comme symbole par excellence des professions comptables. Balance que l’on retrouve dans les armoiries et logos des grandes associations professionnelles de par le monde. La Belgique reprend également la balance comme attribut dans les armes de l’Institut des Experts-comptables et des Conseils fiscaux ainsi que dans celles du Collège National des Experts-Comptables de Belgique et dans les logos de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises et de l’Institut  Professionnel des Comptables-Fiscalistes agréés (IPCF). Le logo de l’IPCF a la particularité de comprendre une balance et de toujours faire référence au commerce et à l’industrie respectivement par la présence d’une roue d’engrenage et du casque ailé du dieu Hermes. 

Le monde juridique fait également usage d’une balance, mais c’est à tort que de nombreuses personnes lui en accordent la primauté. A moins de verser dans une tendance quelque peu fâcheuse de la modernité, qui stylise en simplifiant, il semble que le monde judiciaire ne puisse considérer comme sien le symbole de l’égalité que constitue la balance, sans la combiner au glaive, symbole de la justice (à l’instar des attributs de la déesse Thémis), la balance seule ne pouvant être historiquement attribuée qu’à la corporation des métiers et aux professions comptables, voire dans sa forme à plateau plat et carré aux marchands de fromage.

En effet, l’étude des sceaux, blasons et jetons des corporations de métiers, révèle que les merciers avaient choisi la balance, instrument de mesure, comme symbole de leur corporation. C’est ainsi qu’on la retrouve seule dans les armes de la corporation des merciers de Bruxelles et combinée dans celle de Liège. La balance figure également dans les sceaux des merciers des Villes de Hasselt et de Saint-Trond , le premier montre saint-Nicolas, patron de la confrérie, tenant d’une main une fourche et de l’autre une balance, tandis que le second qui montre un saint patron tenant la balance. Elle figure également en outre dans les armes et les jetons de la corporation des marchands de fromage de la Ville de Gand.

Quant à l’épée (ou glaive), instrument de pouvoir, elle a rapidement symbolisé celui-ci et, partant, l’exercice de la justice. Actuellement, l’armée, par référence à l’élite militaire que constituait la première chevalerie, utilise aussi le symbole de l’épée. Mais nul mieux que Edmond Giscard, lors de la réception de son épée d’Académicien, n’a pu en définir la symbolique  : « Elle a servi jadis au combat, mais aujourd’hui elle sert surtout à incarner ce qui est irréfutable, ce avec quoi on ne transige pas. Elle est ce qui est droit, simple, direct, sans détours. Elle est la représentation de toutes les qualités qui nous obligent à penser juste…. »[4].  Qui ne pourrait être fier de l’avoir dans ses attributs professionnels, alors qu’il semblerait que ce soit le symbole des comptables et des merciers qui l’ait supplantée au sein du monde judiciaire.

Du reste, dans la profession de comptable, la balance fut un véritable outil de travail, comme nous l’avons expliqué ci-avant, représenté sur de nombreux méreaux à compte pour souligner la fonction de comptable. L’usage réel de la balance dans l’histoire de la profession comptable, renforcé par la symbolique de l’égalité entre le débit et le crédit, l’actif et le passif, explique que de nombreuses organisations professionnelles l’ont adopté comme symbole à travers le monde. Universellement attribuée aux professions comptables elle apparaît même dans les armes du Département du Trésor des Etats-Unis d’Amérique.

 



[1] Les balances monétaires du Moyen Age, par J. Labrot et M. Crusafont, p.49/55, Moyen-Age, n°21, mars/avril 2001.

[2] M. Bonenfant Paul, Cours Diplomatique, 2ème édition (Université Libre de Bruxelles), Liège 1946.

[3] E. Boileau était Prêvot de Paris sous louis IX en 1261.

[4] extrait de l’allocution prononcée par M. Jean Cazeneuve, vice-président de l’Académie des sciences morales et politiques de France, lors de la séance du 18 octobre 1982, à l’occasion du décès de Edmond Giscard d’Estaing, page 727/728, Revue des sciences morales et politiques, 137ème année, 1982, n° 4, ISBN n° 0751-5804.

Écrire un nouveau commentaire: (Cliquez ici)

123website.be
Caractères restants : 160
OK Envoi...
Voir tous les commentaires

Commentaires

17.10 | 14:06
CHEMIN DU ROTON a reçu 17
03.10 | 09:58
24.08 | 07:59
JUGE CONSULAIRE a reçu 2
24.08 | 07:58
FORMATEUR a reçu 2
Vous aimez cette page
Bonjour !
Créez votre site web tout comme moi! C'est facile et vous pouvez essayer sans payer
ANNONCE