APPRENDRE & SAVOIR - VOULOIR & ENTREPRENDRE

ÉMILE DURKHEIM (1858-1917) http://www.bnf.fr/documents/biblio_durkheim.pdf THOMAS MORE (1478-1535) http://www.ibe.unesco.org/fileadmin/user_upload/archive/publications/ThinkersPdf/moref.PDF KARL POPPER (1902-1994) http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper MICHEL CROZIER (1922-2013) http://www.michel-crozier.org/home/home/ ALBERT SCHWEITZER (1875-1965) http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/schweitzera.html EMILE ZOLA (1840-1902) http://emilezola.free.fr/

Le savoir-faire

Le savoir-faire est l’habilité à réussir ce que l’on entreprend, il s’agit donc de la compétence professionnelle dont l’optimum est la maîtrise d’un métier au travers de l’exercice d’une profession. La compétence, dans le cadre des professions comptables et fiscales, nécessite inévitablement la connaissance, vu que l’on peut définir la connaissance comme une activité intellectuelle visant à avoir la compétence dans un certain domaine. Par voie de conséquence, plus notre connaissance est importante, et en particulier dans un domaine déterminé, plus est important notre savoir-faire dans le domaine concerné.

Le développement de la connaissance

Pour comprendre le développement de la connaissance, il faut faire appel à un raisonnement inspiré des trois mondes du philosophe Popper*: le Monde I – ou monde du réel –, le Monde II – ou monde de la conscience – et le Monde III – celui de la connaissance. Dans le cadre d’une activité professionnelle, le monde de la conscience est fonction de l’interaction permanente entre les capacités intellectuelles du professionnel (QI) et ses propres connaissances (M), tandis que le monde de la connaissance est l’ensemble de ce qui est connu dans divers domaines, qu’il soit transcrit sur des supports (ouvrages et moyens équivalents) ou qu’il fasse partie intégrante du savoir-faire des autres membres du même métier, des professions connexes ou liées, des enseignants, etc.

La connaissance découle donc de l’importance du nombre d’interactions effectuées entre les trois mondes, pour autant que les interactions entre QI et M soient optimales. Plus le nombre de ces interactions sera important et plus on aura de connaissances.

Le savoir-faire ou la compétence est fonction de la connaissance et d’une distribution optimale des matières connues dont l’importance doit être pondérée en fonction des besoins réels du métier et/ou de la fonction.

Exemple : lorsqu’un professionnel prend connaissance du savoir des autres, il crée par la consultation (a = consultation) une relation entre sa conscience et le monde de la connaissance. L’information qu’il reçoit en retour (b = formation donnée) accroît ses propres connaissances dans le cadre des interactions entre QI et M, ce qui augmente sa conscience, sa capacité à comprendre, si ses interactions entre QI et M le permettent. Ensuite, il va être confronté au monde du réel. Lorsqu’il exerce ses activités professionnelles (c = pratique), il va mieux appréhender le réel, par exemple la façon d’exercer une des missions prévues par le législateur qu’est la liquidation volontaire. L’information résultant de ce nouveau vécu (d = expérience) peut être une satisfaction, un échec, une nouvelle question, mais dans le cas de nouvelles informations et/ou de données. L’information née de cette relation avec le monde du réel va être reprise par le monde de sa conscience où l’interaction permanente entre QI et M va à nouveau repositionner sa conscience et ses connaissances, donc son savoir-faire.

Plus importantes seront les interactions entre la conscience du professionnel (Monde II), la réalité du terrain (Monde I) et le stockage de la connaissance (Monde III), plus celui-ci va acquérir d’habilité à réaliser son travail (maîtrise, savoir-faire), pour autant que la majorité des informations transmises entre les trois mondes soient pertinentes, correctes et supérieures aux modifications apportées dans le monde I (modification des réalités socio-économiques, de la législation, des technologie, etc.). Dans ces conditions, lorsque les connaissances sont ciblées dans un domaine particulier, ce y compris dans les matières connexes et liées, la probabilité de compétence sera plus importante

Description

La distribution des connaissances

On peut concevoir la distribution des connaissances nécessaires dans certaines matières pour exercer une activité intellectuelle et/ou de conseil sous la forme d’un histogramme s’inscrivant dans une courbe de Gauss. Histogramme où les matières primordiales se trouveraient dans les quartiles de valeurs dominantes ou le mode, les matières connexes dans les quartiles relativement moins importants et ainsi de suite avec les matières liées et la culture générale.

Les conditions essentielles au développement de la connaissance

Il y a lieu de retenir qu’il existe quatre conditions essentielles au développement de la connaissance :

           

-  la capacité intellectuelle et de mémorisation permettant le traitement et la mémorisation des données reçues ;

 - un nombre important d’interactions entre le Monde II et les Mondes I et III ;

 - que l’apport de connaissances soit plus important que l’accroissement des connaissances nécessaires en raison des modifications de la réalité du terrain ;

 - une bonne distribution entre les matières formant la base sur laquelle repose la spécialisation ainsi que pour les matières connexes et liées.

 On peut mieux comprendre l’importance des connaissances dans des matières connexes et liées si on les représente comme partie intégrante d’un arc-boutant de l’édifice du savoir-faire comprenant les matières à valeur dominante.

a) matières concernant les spécialisations exercées.

b) matières connexes ou matières utiles et nécessaires pour renforcer la maîtrise de ses activités professionnelles et appréhender les spécialisations des confrères ou de professions complémentaires.

c) matières liées ou matières nécessaires à la compréhension des métiers connexes et/ou liés.

d) culture générale.

L’expérience et le savoir

L’expérience des praticiens résultant des relations entre le Monde II et le Monde I (connaissance pratique) est souvent opposée au savoir résultant des relations entre les Mondes II et III. Toutefois, tant l’expérience que le savoir, particulièrement dans une époque aux changements technologiques et législatifs rapides, ne peuvent être indépendants, faute de quoi il ne serait pas possible d’acquérir les connaissances nécessaires pour maîtriser réellement des activités professionnelles aussi complexes que l’expertise ou le conseil

 

[*] Karl Raimund Popper, philosophe britanique d’origine autrichienne, né à vienne en 1902 et décédé à Londres en 1994.

Le savoir-faire et l'imaginaire

Les mythes, les traditions, les cultes, la micro-culture, l’imagination voire la culture spécifique à un groupe primaire ou à une communauté plus large, peuvent former le contenu d’un ensemble de connaissances subjectives formant un sous-ensemble du Monde III (de la connaissance) que nous isolerons en un Monde IV, dont les interactions avec le Monde II pourraient, en fonction de la valeur des sous-ensembles QI et M, de ce dernier, influencer ou pas de manière positive ou négative la qualité des interactions entre les Monde I, II et III.

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