AUTANT SAVOIR

IL EST INTERDIT DE PERTURBER ET DE DETRUIRE LES OISEAUX SAUVAGES

Aux citoyens concernés de la Respe *                                                                             Limitons les destructions de notre environnement

Actuellement, l’élagage et l’abattage d’arbres avec des engins motorisés sont interdits du 1er avril au 15 août en région bruxelloise. Si aucune législation de cet ordre ne s’applique encore en Wallonie et n'est actuellement qu'une recommandation du Gouvernement, il faut savoir que cette interdiction découle également d'une autre disposition : la perturbation et la destruction intentionnelle d’oiseaux sauvages, de leurs nids ou de leurs œufs durant la période de reproduction restent  légalement proscrites par la loi.

Il faudrait vraiment être ignorant ou de mauvaise foi, comme certains jardiniers professionnels non qualifiés**, pour penser que l'on ne perturbe pas les oiseaux sauvages en utilisant des engins à moteur.

Confer : https://protectiondesoiseaux.be/index.php/2018/03/19/test-2/

Nous avons une autre raison de bien respecter cette recommandation étant donné que nous avons la chance de vivre près de la grande haie qui forme un réseau écologique entre la zone Natura 2000 de Tamines, les bois de la Basse-Sambre et les bois d’Aiseau classés Natura 2000. Ces arbres protègent nos maisons et jardins des descentes d’eaux souterraines et des ruissellements.

Je rappelle que dans les années 60 la Respe et Hamion formait un cadre idyllique qualifié de petite Suisse. Depuis cette époque, plus de 50% du bois d’Hamion a été sacrifié aux besoins urbanistiques et tout ce qui pouvait être considéré comme site de grand intérêt biologique a été purement et simplement détruit. C’est ainsi que  la zone humide de la Respe et d’Hamion a été pratiquement anéantie par deux riches propriétaires, l’un en canalisant le ruisseau et l’autre en comblant de terre une partie de sa vallée pour pouvoir construire un garage à l’avenue des Français. Dans le cadre des nouvelles constructions en aval de la Respe: la nappe phréatique existante a été raccordée à l’égout en lieu et place de la canalisation qui conduit l’eau vers sa destination naturelle : la zone humide et terril de la Réunion  (zone humide de la rue de l’Abattoir à Tamines) classée Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB) située sur le parcours de notre ancien ruisseau.

Voir également : http://biodiversite.wallonie.be/fr/2372-zone-humide-et-terril-de-la-reunion.html?IDC=1881&IDD=251659652#

Le comportement inadéquat de certains agriculteurs, de nombreux propriétaires et/ou de jardiniers, comme l’utilisation de produits contre les limaces, de pesticides, de clôtures ne laissant pas de passage, le brulage de déchets et des branches, a décimé les  populations de hérissons et d’oiseaux, qui étaient pourtant importantes à la Respe, sans parler de l’impact négatif sur la flore. Certaines pratiques comme donner du  pain aux oiseaux peuvent être mortelle pour ces animaux, d’autres comme l’usage « pour tout et pour rien »  des engins à moteur crée une pollution sonore dont l’impact négatif sur la faune est également une réalité et principalement lors de la période de nidification.

Dans la décennie à venir, va apparaître un foisonnement de logements en amont de la Respe, toutefois, le propriétaire du lotissement m’a fait rappeler qu’il respecterait le maintien de la grande haie naturelle du bois de la Respe. Haie, qui sépare les propriétés de la rue Auguste Varet avec les propriétés et  le lotissement de la rue Isolée, malheureusement détruite en partie derrière les nouvelles constructions de la rue Isolée alors que cela est strictement interdit. Cette nouvelle destruction, comme toutes autres fragmentations de son milieu de vie, a un impact négatif sur la population d’écureuils. Voir aussi : http://www.janssens-aysavelmark.be/173539893

Le respect de la convention sur la grande haie ne va pas hélas empêcher la destruction de nombreuses populations animales et de la zone de nourrissage naturelle des sangliers et des chevreuils, qui vont ainsi disparaître de notre environnement  de proximité, et, les premiers d’être obligés d’aller détruire les jardins pour se nourrir et être accusés d’être en surnombre alors que ce sont les hommes irresponsables qui le sont. Il en sera de même pour les zones de mulotage, au détriment du renard*** qui est pourtant notre plus précieux allié contre l’envahissement des rats et dont le rôle permet ainsi de ne plus utiliser du mort aux rats très toxique pour nos animaux de compagnie.

Renseignez-vous convenablement avant d’agir dans vos jardins, ne touchez pas à la grande haie naturelle du bois de la Respe, respectez le peu de patrimoine naturel qu’il nous reste pour pouvoir le transmettre aux générations futures. Nous n’avons déjà plus de rainettes, de lézards des pierres, d’alouettes, de gorgebleues, et avons décimés nos espèces de papillons, etc. Sambreville a su et pu mettre en valeur ce qui reste de notre ruisseau et de la zone humide. A Aiseau, sommes-nous vraiment des incapables ?

 

Nous devons apprendre à remplacer nos pelouses par de petits prés fleuris, de sauvegarder et d’étendre nos zones boisées, de récréer des zones humides et surtout à retravailler correctement dans nos jardins, c’est-à-dire sans utiliser de produits chimiques, le feu  et les engins à moteur. L’unité expérimentale du bosquet du lieu-dit le Bois communal de la Respe est conservée depuis 30 ans sans interventions autres que manuelles et sans utilisation du feu, il en résulte une très bonne reprise de la biodiversité. La nature n’a pas vraiment besoin de nous, elle a juste besoin d’être respectée !

 A méditer :

-       L’HOMME REPUTE INTELLIGENT EST QUAND MËME LE SEUL ANIMAL QUI 5CROIT QU’IL CONSTRUIT QUAND IL DETRUIT !

-       LE DROIT DE PROPRIETE DE L’HOMME N’EST JAMAIS POUR LES AUTRES ESPECES QU’UNE OCCUPATION PAR LA FORCE, TENEZ EN COMPTE  AVANT DE CROIRE QUE VOUS AVEZ LE DROIT DE TOUT FAIRE !

 

(*) Habitants  signataires des pétitions dans le cadre des deux dernières enquêtes environnementales prévoyant la sauvegarde de la grande haie naturelle du bois de la Respe ou aux nouveaux arrivants présumés comme tels.  

(**) Ce métier n’est pas réglementé et nombreux de ces professionnels n’ont aucune notion en ce qui concerne le respect de l’environnement et au sujet de l’impact direct ou indirect de leurs interventions sur celui-ci.

(***) Le renard, qui est omnivore et principalement frugivore, est un faible consommateur de poules contrairement aux légendes et n’en prélève qu’en périodes d’absence de nourritures et chez les propriétaires négligents.

LES ABEILLES

LES ABEILLES SOLITAIRES

Contrairement aux abeilles et guêpes sociales, les abeilles solitaires n’attaquent jamais et ne piquent pas mais en sont capables si on les saisit.

La grande majorité des abeilles sont les abeilles solitaires qui vivent dans nos murs, dans les vieux bois et dans le sol. Un entretien trop drastique de l’environnement de votre habitation est nuisible à la biodiversité à un tel point qu’actuellement les abeilles ont une meilleure qualité de vie en ville que dans nos campagnes. Situation absurde mais réelle, le plus grand ennemi des abeilles solitaires est l’existence de trop nombreuses pelouses qui fréquemment tondues empêche les abeilles solitaires de nicher dans le sol. Or les abeilles solitaires constituent un monde très utile au jardin et dans le cadre général de la pollinisation. Certaines d’entre elles  interviennent déjà alors que les abeilles sociales sont encore au repos et le font durant toute la belle saison.

Les abeilles solitaires, comme leur nom l'indique, sont des insectes qui ne vivent pas en colonies importantes contrairement aux abeilles sociales, elles comprennent de nombreuses espèces. Les plus communes dans nos jardins portent des noms d’ouvrières, ce sont :

a)     L’abeille maçonne, l'osmie (Osmia),  on la reconnaît à son corps trapu et velu, roux orangé strié de noir. Très tôt dans la saison, bien avant les abeilles sociales, elles polliniseront les premiers arbres fruitiers.

b) L’abeille charpentière au corps massif noir bleuté, tout comme l’osmie, elle s’active très tôt dans la saison pour poloniser les premiers arbres fruitiers et les légumes.

c) L’abeille tapissière ou Megachile présente, quand à elle, un corps qui s'affine vers sa partie antérieure. Dans les tons bruns, le thorax est généralement velu et la partie inférieure rayée de noir. Cette abeille est, elle aussi, un pollinisateur de premier choix.

Les abeilles adultes se nourrissent du nectar recueilli sur les plantes. Ses larves sont pondues dans des cavités creusées dans le sol ou dans le bois. Chaque cavité contenant une larve sera équipée par la mère de pollen et de petits insectes qui serviront à nourrir la larve au cours de son développement.

Ces abeilles de haute nécessité pour garantir la pérennité d’une partie nécessaire de notre alimentation doivent être préservées en supprimant l'emploi de pesticides et d’herbicides, qui en déciment les populations, et en limitant les superficies tondues qui empêche la reproduction de certaines d’entre elles. Pour les aider, plantez des aromatiques, laissez des coins en jachères où les plantes sauvages se développeront. Vous pouvez aussi construire des abris pour ces insectes, il  existe aussi des plans de maisons pour les insectes sur Internet où dans les jardineries.

LES INSECTES VOLANTS A RAYURES JAUNES

LE RENARD

LE HERISSON EST EN PERIL – COMMENT L’AIDER

La déforestation et  le débroussaillage  privent le hérisson de son habitat naturel. De plus, l’usage des pesticides, des herbicides et des produits anti-limaces, lui est fatal. L’hiver, il convient de lui laisser un tas de feuilles et de branchages où il pourra confectionner son nid en attendant le printemps. L’été, comme l’hiver, on peut déposer des gamelles d’eau et de croquettes pour chats afin qu’il se restaure.

 

Si vous voyez un hérisson en pleine journée, ce n’est pas normal. En effet, c’est un animal nocturne. L’animal doit être récupéré. Pour cela, des gants de cuisine ou un pull permettent d’attraper le hérisson sans craindre ses piquants. Il faut ensuite le déposer à l’abri de la lumière et surtout des mouches. Le hérisson n’est d’ordinaire jamais confronté à ces insectes. Si par malheur il l’est, les mouches pondent sur sa peau et les asticots le dévorent vivant. On retire alors les œufs et les asticots au moyen d’une pince à épiler.

 

Un hérisson retrouvé en plein jour est aussi sûrement déshydraté. Il faut lui donner à boire de l’eau mais ne jamais lui donner du lait qui déclenche des diarrhées mortelles. Il y a de grands risques que l’animal soit infecté de vers pulmonaires. Ces vers proviennent des escargots, des limaces et des vers que les hérissons consomment en grande quantité. Pour le sauver, il faut le vermifuger. Le produit le plus courant serait le Capizol, à voir avec un vétérinaire. Dans tous les cas, un hérisson trouvé de jour doit être mis à l’abri dans la journée et un hérisson blessé doit être conduit chez le vétérinaire. On peut également mettre sur son cou, une goutte (pas plus) d’une pipette d’antipuces. Un hérisson relâché (la nuit bien sûr) après être resté quelques semaines dans une caisse retrouvera aussitôt ses habitudes, même un jeune. Il faudra quand même l’aider en mettant à sa disposition de la pâtée ou des croquettes dans un petit coin de votre jardin accessible de lui seul. Toutefois si l’animal est vraiment petit, mieux vaut le nourrir jusqu’à ce qu’il ait assez grandi et qu’il pèse au moins 400 grammes (au printemps ou en été) ou au moins 600 grammes (à l’automne et en hiver, il a besoin de peser davantage pour hiberner).

Mais surtout roulons moins vite afin d’éviter d’écraser nos amis les plus vulnérables que sont les hérissons qui pensant se protéger des voitures se mettent en boule. Un de nos petits hôtes vient encore d’être victime d’une voiture ce 18 octobre 2015.

EN HIVER, AIDONS LES ANIMAUX

Nous vous invitons à être des citoyens conscients de nos responsabilités vis-à-vis des autres espèces et plus particulièrement dans notre quartier où elles sont discrètes mais nombreuses. L'hiver, c'est la saison durant laquelle il est conseillé de nourrir les oiseaux dans son jardin. Même lorsque les hivers sont assez doux, il est utile de les aider car leurs ressources alimentaires "naturelles" (graines laissées sur pied dans les cultures, baies dans les arbustes...) ont tendance à diminuer à cause des techniques agricoles modernes et à nos habitudes domestiques.

C’est également l'occasion d'observer les oiseaux qui à la bonne saison ne s'approchent pas des maisons ou sont discrètes (grives, troglodytes, mésanges...).

On placera, par exemple, des cacahuètes pour les oiseaux, croquettes (pour chats) et morceaux de pommes pour les hérissons (jamais de lait), noisettes et noix pour les écureuils (jamais avant février) et près de la grande haie des fruits secs, croquettes (pour chiens) et des pommes pour les renards. Evitez les contacts avec les animaux sauvages.

Laisser quelques tas de feuilles et de branches qui serviront d’abris pour les hérissons, les crapauds, les grenouilles, les orvets et les couleuvres.

Si vous avez commencé à nourrir les oiseaux au début de l'hiver, n'arrêtez pas de le faire brusquement, notamment s'il faut encore froid (période de gel ou neige) : les oiseaux habitués à venir chez vous auraient alors beaucoup de mal à chercher de la nourriture ailleurs. Ce nourrissage doit de préférence débuter lors des premiers vrais froids (vers la fin novembre) et se terminer à la fin de l'hiver (mi-mars).

Certains oiseaux se nourrissent à terre (merles, étourneaux), alors que d'autres sont plutôt arboricoles (mésanges) et préfèrent donc les mangeoires, veuillez prévoir ce double type de nourrissage. Pensez à l'eau : en cas de gel, cassez régulièrement la glace, versez de l'eau chaude. L’hiver, il est très difficile pour les oiseaux de trouver où s'abreuver. Si le sol est recouvert de neige non durcie, les besoins en eau sont moins urgents, mais il ne faut pas pour autant cesser d'alimenter les points d'eau.

Afin d'abriter au maximum les oiseaux et la nourriture des intempéries, il est préférable de distribuer les aliments du coté opposé aux vents dominants ou dans un conifère ouvert tel que le pinus mugo mughus.

Dans tous les cas, Les mangeoires doivent être installées hors de portée des chats. Si vous disposez la nourriture à terre, éloignez-la des buissons où ils peuvent se cacher

N'oubliez pas l'hygiène ! Il faut régulièrement nettoyer les mangeoires et leurs alentours pour retirer les fientes et les vieux aliments afin d'éviter la transmission de maladies.

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Commentaires

04.05 | 13:41
AUTANT SAVOIR a reçu 1
30.04 | 12:04
OIGNIES a reçu 4
25.04 | 20:13
L'AUTEUR a reçu 2
25.04 | 20:12
CMCF BS & CF a reçu 4
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